Interview de Cécilia Drogul

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose de découvrir l’interview de la prodigieuse Cécilia Drogul qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

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Quel est votre parcours professionnel ? Avez-vous une formation particulière dans le domaine de la littérature ou êtes-vous autodidacte ?

J’ai effectué des études d’information et de communication avant de débuter ma carrière dans une agence de communication. Je me suis ensuite dirigée vers différents métiers, mais sans grand enthousiasme. C’est durant mes périodes de recherche d’emploi que je me suis découvert une passion pour l’écriture. Je partage à présent mon temps entre mes enfants et l’écriture.

Je suis totalement autodidacte. J’apprends de jour en jour et je progresse à mon rythme.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture ?

J’ai toujours eu une imagination débordante. Enfant, on disait que j’étais dans la lune. Je préférais fuir l’ennui de la réalité pour me plonger dans mes rêves ponctués de princesses, de chevaliers et de magie. Pourtant, ces histoires ne restaient que dans ma tête, je n’ai jamais songé à les écrire. Je ne pensais pas en avoir le courage ni les capacités. À l’adolescence, je griffonnais des bouts de chansons ou des poèmes, mais cela n’allait pas au-delà de quelques lignes. C’est lorsque je me suis retrouvée au chômage pour la première fois que je me suis décidé à franchir le pas. Une histoire parlant de sorcières et de magie élémentaire me trottait dans la tête depuis le collège et je n’ai jamais pu l’oublier. Au contraire, plus les années passaient, plus des péripéties venaient s’ajouter à l’ensemble. Ma tête allait exploser, je ne pouvais plus retenir autant d’informations, alors je me suis dit que je devais les transposer sur papier. Je me suis lancée dans un chantier titanesque, j’avais peur de ne pas aller au bout, mais quitte à échouer, autant essayer de faire mon maximum pour ne pas avoir de regrets. En m’attelant à la tâche, j’ai pris énormément de plaisir à imaginer tout un monde, c’est devenu une évidence : je ne voulais plus rien faire d’autre de ma vie que d’écrire.

Comment avez-vous choisi votre nom d’auteur ? Pseudo ou vrai nom ?

Mon nom d’auteur est le même à la ville .

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie en général ?

Je dirais la musique. Enfant, je voulais être chanteuse (on ne se moque pas !) et la musique était mon exutoire. J’écrivais mes chansons en m’inspirant des périodes que je traversais et de mes ressentis. Aujourd’hui encore, c’est lorsque j’écoute de la musique que je trouve l’inspiration et que certaines difficultés rencontrées durant l’écriture se débloquent. Ce n’est pas pour rien que dans chacun de mes livres, j’inclus une playlist, la musique fait partie intégrante de ma vie.

Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous des objets fétiches ou des lieux particuliers qui vous aident à travailler ?

J’essaie de me structurer au maximum, car sinon, je m’éparpille et ça peut vite partir dans tous les sens. Je prends mon temps pour faire mûrir l’idée, je prends des notes pour ne rien oublier (sur un carnet, sur mon ordinateur, sur mon téléphone, tout dépend de l’endroit où je me trouve lorsqu’une idée germe dans mon esprit), je me pose de nombreuses questions pour voir si tout fonctionne, j’effectue des recherches si besoin, je travaille les personnages en amont et je réalise un plan détaillé pour ne pas me retrouver bloquée durant l’écriture et pour ne rien omettre. J’écris sur mon bureau ou sur mon canapé. Parfois avec de la musique, parfois sans, tout dépend de la scène que je travaille. Avec une bonne tasse de café, ce n’est pas de refus. Et comme je suis très gourmande, il y a souvent des bonbons ou des gâteaux salés pour m’accompagner.

Que vous apporte l’écriture ? Reconnaissance, défouloir, bien-être ?

C’est un défouloir qui se transforme en bien-être. Sur papier, je transpose mes états d’âme et une fois la session terminée, je me sens soulagée, comme si on m’avait ôté un poids. Parfois, il est plus simple d’écrire que de dire.

Comment s’appelle votre œuvre ?

Ce stupide Cupidon (il s’agit d’une duologie).

Pouvez-vous me la présenter par un résumé ?

Je vais copier-coller le résumé officiel de Hachette Lab, car « résumer » ou « abréger », c’est loin d’être mon fort :

Il y a trois ans, Ella n’a pas été surprise d’être totalement invisible aux yeux de son meilleur ami Thomas lorsqu’elle a maladroitement tenté de lui déclarer sa flamme. Son indifférence – qui a d’ailleurs vite tourné à l’oubli après le départ de celui-ci au Canada – était attendue. Il faut dire qu’Ella est une fille banale, voire transparente à côté de sa meilleure amie Alicia, la bombe du lycée.
Et lorsque Thomas rentre soudainement en France, le quotidien d’Ella est chamboulé. Ses sentiments pour lui n’ont pas changé, mais Thomas la verra-t-il différemment après toutes ces années ? Et surtout, a-t-elle la moindre chance contre une Alicia bien décidée à le séduire ? La compétition pour gagner les faveurs de Thomas vient de commencer, et celle-ci promet d’être intense ! Préparez-vous. En amitié comme en amour, tous les coups sont permis…

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

Je me suis inspiré de mon adolescence : de mes amis, de mes amours et de mes emmerdes. De ces galères qu’on traverse tous un jour : un amour à sens unique, une déception amicale, les coups bas, les méchancetés qu’on supporte au collège et au lycée… En lisant de la romance et en regardant des teen movies, je suis partie d’un constat : cela ne reflète pas toujours la réalité selon moi (hormis peut-être la série Sex Education que je trouve très bien faite !). Ma réalité d’ado était loin d’être idyllique : les garçons pour qui je craquais ne m’ont jamais regardée, toujours attirés par mes amies plus jolies, mes amitiés étaient parfois bancales et s’usaient suite à des trahisons et les fameux bad boys (vous savez les gars qui s’amusaient à vous emmerder au lycée) ne changeaient pas de comportement en apprenant à connaître une douce jeune fille (il n’apprenait même pas à la connaître en réalité). J’ai voulu reprendre les codes de la romance et des teen movies et jouer avec pour en faire une histoire à mon image : au lieu de m’intéresser à la fille populaire, je me suis focalisée sur celle qui est toujours dans son ombre, le meilleur ami homosexuel s’est transformé en deux amis homosexuels et le bad boy est juste devenu un gars chiant et grognon qui va se frotter à une jeune fille qui en a assez d’être sa victime.

Concernant mes personnages, je me suis légèrement inspirée des gens que j’ai pu côtoyer. Physiquement et mentalement. Mais chaque personnage est un mix de plusieurs personnalités, j’ai d’ailleurs pris beaucoup de libertés. Concernant Ella, l’héroïne de cette histoire, je suis partie de ce que j’étais au lycée : une ado ordinaire, maladroite, transparente, chiante et qui avait parfois peur de s’affirmer. Ella, ça peut être moi comme ça peut être vous. C’est une fille lambda avec ses qualités et ses défauts.

Quel mode d’édition avez-vous choisi ? Maison d’édition ou autoédition ?

Édition dans une maison d’édition à compte d’éditeur (coucou Hachette Lab ).

Quel est le public visé ?

Je souhaitais m’adresser à un public adolescent, car l’action se déroule au lycée avec des personnages âgés de 17 et 18 ans. Mais Ce stupide Cupidon peut tout autant plaire à des trentenaires voire au-delà. D’ailleurs, la majorité des avis que j’ai pu recevoir provenaient d’adultes. Je suis moi-même trentenaire et je ne lis que du young adult. Je ne crois pas qu’il y ait d’âge pour rire et se sentir nostalgique. Ce stupide Cupidon est un roman feel-good, mon but a toujours été d’insuffler de la bonne humeur et de la légèreté à mon lectorat.

Quelle est la date de sortie ?

Le tome 1 est sorti en version numérique le 9 octobre 2019 et en version papier le 17 mars 2020.

Le tome 2 est sorti en version numérique le 25 septembre 2020 et en version papier le 27 janvier 2021.

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

Je peux reprendre le message que j’ai souhaité véhiculer dans mon livre : toutes les épreuves que l’on traverse, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, nous permettent de devenir la personne que nous sommes aujourd’hui. Alors, n’ayez aucun regret. Laissez le passé derrière vous, les souvenirs douloureux foutre le camp. Regardez simplement devant vous pour aller de l’avant. N’écoutez pas les médisances, acceptez-vous tels que vous êtes et soyez fiers de ce que vous accomplissez au quotidien. Vous êtes le seul maître de votre destin.

Si vous avez une ou plusieurs anecdotes, n’hésitez pas !

De base, je n’étais pas, mais alors PAS DU TOUT une amatrice de romances ! Et pourtant… j’ai écrit une romance ! Publiée qui plus est ! Pourquoi, me direz-vous, avoir écrit dans un registre que je n’affectionnais pas ? Pour relever un défi justement ! Comme c’est un genre qui a connu un fort engouement, j’ai voulu en lire quelques-unes à mon tour, mais je n’ai pas toujours adhéré. Je me suis posé de nombreuses questions : pourquoi ce genre plaît aux autres et pas à moi ? J’ai listé ce que je n’aimais pas dans mes lectures et ce que, en revanche, j’aurais aimé trouver. De ce constat m’est venue l’idée d’écrire une romance à ma sauce. Ce stupide Cupidon est d’abord né pour me plaire, puis, en croisant les doigts et avec un peu de poussière de fée, plaire à un lectorat plus large. Je dois avouer que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire une romance et que j’ai redécouvert ce genre littéraire que je ne connaissais pas si bien finalement.

Quels sont vos projets futurs ? Une suite, un film ou une nouvelle œuvre ?

Je suis en train d’écrire une saga dystopique (je planche sur l’idée depuis 2013), ensuite je souhaite partir vers de la fantasy, le genre que j’affectionne le plus.

Une adaptation en film ou en série ?

C’est le rêve de nombreux écrivains ! J’ai une légère préférence pour une adaptation en série. Je trouve que dans une série TV, on a plus de temps pour planter le décor, développer les personnages et ne pas dénaturer l’œuvre originale.

Avez-vous d’autres projets en cours, à venir ou à découvrir ?

Pour l’instant, je me focalise sur ma dystopie. Je prends mon temps, car je n’ai pas envie de bâcler mon travail. Mais j’ai de nombreuses idées pour la suite (j’en ai listé 14 dans mon carnet d’idées pour le moment), donc je pense être occupée pour une vingtaine d’années au minimum !

Quel est votre genre littéraire de prédilection ?

Le fantastique au sens large. J’ai grandi avec les œuvres de Roald Dahl, Harry Potter, À la croisée des mondes et le Seigneur des anneaux, j’ai mûri avec Twilight, 16 lunes et Rouge Rubis et à présent, je suis accro au Prince cruel et à Gardiens des cités perdues. Ce que je recherche dans un livre, c’est l’évasion. J’ai besoin de rêver, de voir de la magie ou des créatures légendaires surgir, de vivre des aventures qui ne m’arriveront jamais dans la réalité, de ressentir des émotions nouvelles. Je veux avoir la possibilité de m’échapper de mon quotidien et la lecture et les séries TV en sont un bon moyen.

Pouvez-vous citer un auteur qui vous inspire ?

J’ai le droit d’en citer plusieurs ? N’en citer qu’un/une, c’est trop cruel !

Veronica Roth : Divergente m’a coupé le souffle et m’a donné envie d’écrire une dystopie. Cette trilogie est rythmée, pleine de rebondissements, elle joue avec nos émotions et nous questionne vraiment sur notre monde et sur les personnes qui ne rentrent pas dans les cases établies par la société. Elle est allée au-delà d’Hunger Games.

JK Rowling : impossible de ne pas la citer, car elle m’a donné le goût à la lecture et insufflé l’amour de la magie.

Shannon Messenger : c’est la nouvelle JK Rowling. Je bassine tout le monde avec Gardiens des cités perdues, mais croyez-moi, lisez cette saga ! C’est le digne successeur d’Harry Potter.

Stephenie Meyer : bien que la saga Twilight dans son ensemble ne soit pas un coup de cœur, le tome 1 est absolument incroyable et m’a donné envie de lire et d’écrire du young adult. De plus, Les âmes vagabondes de la même autrice est mon livre favori.

Agatha Christie et Mary Higgins Clark : les reines du polar selon moi. Je me suis passionnée pour les livres policiers durant l’adolescence, mais ceux d’Agatha Christie et de Mary Higgins Clark restent mes préférés. Tout est maîtrisé d’une main de maître et le dénouement ne déçoit jamais.

Roald Dahl : d’aussi loin que je m’en souvienne, les livres de Roald Dahl ont été les premiers que j’ai lus seule. Alors que j’avais du mal à me lancer dans une lecture, les livres de Roald Dahl m’ont toujours plu. Une plume malicieuse, des histoires merveilleuses, des méchants abominables et des vengeances jubilatoires… Que demander de plus quand on est un enfant rêveur ? La littérature jeunesse lui doit beaucoup.

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Un très grand merci à Cécilia pour sa gentillesse et sa participation à mon projet d’interview.
Je lui souhaite une très belle réussite dans ses projets en cours et à venir.

N’hésitez pas à aller faire un tour sur son profil sur les réseaux sociaux mais également celui des éditions Hlab.

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