Interview 2 de Miana Bayani

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose de découvrir la seconde interview de Miana Bayani qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Pouvez-vous vous présenter succinctement pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?

Je suis Miana Bayani, autrice de trois romans (un quatrième en cours de correction). J’écris principalement des romans pour adolescent.e.s/jeunes adultes, mais mon premier roman est un roman historique.

D’où venez-vous ? (Pays, région ou ville ou campagne) je sais c’est pas terrible mais c’est pour faire une variante 😁 et je trouve chouette de connaître la portée des échanges littéraires.

Je viens de région parisienne mais j’ai déménagé cet été à Grenoble. Le changement est incroyable ! J’écris désormais au pied des montagnes et j’y grimpe pour trouver l’inspiration.

Avez-vous toujours aimé écrire et/ou lire ?

Oui. Ou plutôt, non. Quand j’étais en primaire, j’allais à la bibliothèque avec ma famille tous les week-ends. On avait le droit de prendre des BD que si on prenait aussi des romans (la règle venait de ma maman, pas de la bibliothèque ^^). Et parfois, maman voyait bien que mes frères et sœurs et moi ne lisions pas les romans empruntés. Un jour, elle a instauré « un roman, un résumé de 20 lignes à écrire à la fin ». Quand elle m’a annoncé ça, j’étais verte et je lui ai dit « euuuh, je ne me souviens pas très bien de cette histoire, je vais la relire » – la lire, tout simplement.

Jusqu’au jour où j’ai commencé à lire Harry Potter en CE2. Depuis, je n’ai plus arrêté de lire.

L’écriture est arrivée plus tard, en milieu de collège. Pendant longtemps, j’ai écrit des choses sans queue ni tête, juste pour que ça sorte de mon esprit. Et aujourd’hui, j’écris des choses un peu plus sensées (je crois).

Quelle sont vos sources d’inspirations ?

J’écris exclusivement des récits dans le monde réel, donc tout mon environnement est source d’inspiration. J’aime rencontrer des gens qui me racontent leur histoire et de laquelle j’en crée de nouvelles. Mon point de départ est presque toujours une émotion : la colère, la tristesse, la joie, l’injustice, ou tout à la fois. Puis je développe. Ainsi, une histoire « ordinaire » devient extraordinaire si les émotions sont bien écrites. C’est ce que je m’efforce de faire.

Comment se déroule une séance d’écriture « classique » ? Avez-vous des rituels particuliers ?

Quand je le peux, j’écris le matin, tôt, avant ma journée – ou bien le soir, tard. Mon petit rituel est simple, mais essentiel : je m’installe à mon bureau, j’ouvre mon carnet de notes pendant que mon ordinateur démarre, je relis ce que j’ai écrit lors de la dernière séance. Cette mise en condition me permet, une fois la relecture de la veille effectuée, de me lancer sans trop de difficulté. Il m’arrive parfois de m’assoir à mon bureau en de me dire : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire ? ». Le fait de mettre tranquillement la machine en marche en me replongeant dans mon univers m’aide beaucoup à me concentrer. Et sinon, j’aime bien écrire avec des écouteurs dans les oreilles, sans musique, juste pour me sentir coupée du monde, dans un espace qui n’appartient qu’à moi.

Comment vous voyez-vous en tant qu’auteur (celle-là elle n’est pas facile je vous l’accorde 😉)

Euh… mal ? De moins en moins, mais le syndrome de l’imposteur est toujours une triste réalité. Il m’arrive de me demander pourquoi moi, j’aurais la prétention d’écrire des livres… Puis j’inverse ma réflexion : je n’ai pas la prétention d’écrire des livres, mais j’en écris bel et bien. Je pense ensuite à toutes les personnes qui m’ont déjà lue, à leurs retours positifs, à ceux qui le sont un peu moins mais qui me permettent de devenir une meilleure écrivaine, à la joie que je ressens quand j’invente une histoire. Et je me dis : pourquoi pas moi, après tout ?

Comment s’appelle votre œuvre ?

Quatre Années

Pouvez-vous me la présenter par un résumé ?

Août 1914 : La voilà toute excitée, le jour du pique-nique arrive enfin ! Le temps est radieux, la journée au parc avec ma petite sœur s’annonce bien. L’amusement et les rires sont interrompus par la terrible nouvelle : Papa doit nous quitter. L’inquiétude et la révolte gagnent notre quotidien dont la fragilité est de plus en plus marquée. Nous ne pouvons compter sur personne, toutes les familles subissent le même calvaire. Rien ne semble pouvoir améliorer le chaos de cette nouvelle réalité…

La guerre bouleverse la vie de millions d’hommes et de femmes. Quatre Années relate l’histoire d’un jeune Français dont l’adolescence est interrompue, le plongeant dans l’atrocité de la guerre, le marquant à tout jamais.

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

J’ai écrit cette histoire en 2014, lors du centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Le temps était alors à la réflexion sur cette sombre page de l’Histoire.

Pendant l’été, j’ai participé à un concours de nouvelles dont le thème était « Une nuit dans les tranchées », qui m’a inspiré l’un des chapitres de Quatre Années. A la fin du concours, je sentais que Louis Giron, mon personnage principal, avait d’autres choses à raconter – qu’un seul chapitre n’était pas suffisant pour mesurer l’horreur de la guerre. J’ai donc ajouté des chapitres à son histoire, pour terminer avec un roman entre les mains.

Quel mode d’édition ? Maison d’édition ou autoédition ?

Auto-édition. J’ai pu le sortir en version ebook juste après l’avoir écrit en 2014. Cela ne m’a pas demandé beaucoup d’efforts, je l’ai laissé faire son petit bout de chemin pendant que moi, je commençais mes études de droit. Maintenant qu’elles sont terminées (je ne l’aurais pas cru mais ça s’est terminé un jour), je l’ai auto-édité en version papier également. Je ne cherche pas forcément à le faire publier dans une maison d’édition, pourquoi pas à l’occasion, mais j’aime bien l’idée que mon tout premier roman se débrouille tout seul en auto-édition et qu’il possède quand même un lectorat, certes restreint, mais conquis.

Quel est le public visé ?

Je pense que Quatre Années est un roman tout public. Des profils très différents l’ont lu, allant des enfants, aux adultes, voire personnes âgées en passant par des adolescents. Cela est dû à la simplicité de ma plume, qui est très abordable et aux thèmes relatés, qui sont universels : l’engagement, vouloir se sentir utile, protéger sa famille, vouloir être un grand frère modèle. Je crois que ces thématiques parlent à toutes et tous, à tout âge.

Quelle est la date de sortie ?

Il est déjà disponible sur Amazon ! En version ebook ou papier, à vous de choisir ce que vous préférez 🙂

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

A toutes les personnes qui veulent écrire mais qui n’osent pas : lancez-vous. Le plus difficile, c’est avant ; une fois qu’on s’y met, on y prend goût et on ne peut plus arrêter ! 🙂

Si vous avez une ou plusieurs anecdotes concernant la réalisation de votre œuvre, n’hésitez pas !

Quand mon livre est sorti, plusieurs membres de ma famille l’ont acheté : il y avait toujours un exemplaire qui traînait quelque part à la maison. Mon petit frère qui avait alors 14 ans a décidé de le lire, mais puisqu’il était gentil et qu’il voulait en faire profiter tout le monde, il a lu Quatre Années à voix haute dans le salon… C’était à la fois hilarant et intimidant, d’être mise en face de mes propres mots, sortant de la bouche de quelqu’un d’autre… Une expérience intéressante ! ^^

Quels sont vos projets futurs ? Une suite, un film ou une nouvelle œuvre ?

Pas de suite prévue. Je laisse le soin aux lecteur.rice.s d’imaginer ce qui peut bien arriver aux personnages après Quatre Années 🙂

Avez-vous d’autres projets en cours, à venir ou à découvrir ?

Je suis en train de finir les corrections de mon dernier roman pour ado/jeunes adultes, que j’auto-éditerai dans l’année 2021. Celui-ci parle d’une jeune femme musulmane qui fait son entrée à l’université et qui affronte des discriminations quotidiennement. Et elle est bien décidée à ne pas se laisser faire !

J’ai déjà deux autres projets en tête, j’aimerais avoir avancé sur au moins l’un des deux avant la fin de l’année !

Quel est votre genre littéraire de prédilection ?

La littérature pour adolescent.e.s/jeunes adultes. C’est celle que j’ai le plus lue et celle dans laquelle, je trouve, il est le plus facile de faire passer des messages. L’adolescence est un âge difficile où l’on se cherche, où l’on se trouve parfois et où l’on pose les bases de notre vie d’adulte. J’aime à penser que mes écrits peuvent aider des personnes à cheminer vers ce qu’ils/elles veulent devenir dans quelques années.

Mais ça ne veut pas dire que les adultes n’ont pas le droit de lire cette littérature ! Au contraire, les leçons de vie qui y sont décrites sont des rappels à tout âge…

Pouvez-vous citer un auteur qui vous inspire ?

Sabaa Tahir. C’est une écrivaine de fantasy étatsunienne, d’origine pakistanaise. Dans sa saga Une Braise sous la cendre, l’héroïne, Laia, a la peau marron. Un détail qui peut paraître anodin mais qui ne l’est pas, pour une autrice qui se fait traiter d’étrangère dans son propre pays à cause de la couleur de sa peau. L’autrice utilise sa plume pour dénoncer des travers de notre société à travers le monde qu’elle a créé et c’est très inspirant de voir à quel point les mots peuvent être puissants et peuvent être vecteur de changement s’ils sont utilisés à bon escient.

Encore une fois, je remercie infiniment Miana pour sa gentillesse et sa participation à mon projet d’interview pour la seconde fois.

Je lui souhaite une très belle réussite dans ses projets en cours et à venir.

#Interview

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