Interview de David Cardavebor

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose de découvrir l’interview de David Cardavebor qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Quel est votre parcours professionnel ? Avez-vous une formation particulière dans le domaine de la littérature ou êtes-vous autodidacte ?

DC : J’écris depuis que j’ai appris à écrire. C’est un besoin vital. Je n’ai suivi aucune formation, hormis quelques ateliers d’écriture et des masterclass avec le romancier Bernard Werber.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture ?

DC : Comme je l’ai dit précédemment, j’écris depuis toujours, des poèmes, des chansons, des histoires, des pièces de théâtre. Je me suis décidé à publier mes écrits dans des livres en 2019, par envie de laisser une trace dans ce merveilleux objet qu’est le livre. Ainsi mes textes ne dormiront pas au fond d’un coffre dans un grenier poussiéreux ou dans un vieux disque dur.

Comment avez-vous choisi votre nom d’auteur ? Pseudo ou vrai nom ?

DC : C’est un pseudo que j’ai créé en 2003. Je voulais trouver un faux nom pour créer mon adresse mail que j’ai toujours aujourd’hui. Je suis tombé sur un site internet qui proposait un générateur de noms de personnages de l’univers de Star Wars. En renseignant mon nom, mon prénom, le nom de jeune fille de ma mère et ma ville de naissance, j’ai été adoubé en tant que Maître Jedi Carda Vebor. Et je sais même manier le sabre laser, vous pouvez le vérifier dans le film TITRE de Neil Jouanjean et Nicolas Boulanger, dans lequel j’incarne le méchant Kenshiro face à William LET, dessinateur de la couverture de mon livre Rob Chiméric.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie en général ?

DC : Je suis un contemplatif, donc un rien m’inspire, et un rien, c’est tout. Donc tout m’inspire. Je ne sais pas vraiment ce qui m’inspire plus qu’autre chose, je ne me suis jamais posé cette question. La vie m’inspire, les gens, l’amour, la colère, la tristesse, la musique, les animaux, le cinéma, les livres, les dessins animés, la nature, les arbres, les nuages, l’espace, la mort…

Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous des objets fétiches ou des lieux particuliers qui vous aident à travailler ?

DC : Je ne suis pas très méthodique. J’ai essayé, mais je n’y arrive pas. J’écris quand j’ai besoin d’écrire, ou quand il le faut, mais ce n’est jamais une contrainte. J’ai besoin de calme et de silence, donc c’est souvent le soir ou la nuit, mais pas forcément. J’écris quand je peux. Et je me lance. Je n’ai pas d’objet fétiche, je ne crois pas. J’avais ma muse, ma petite chatte Clochette, qui a veillé sur moi depuis avril 2009 jusqu’à samedi dernier, jour où elle a quitté notre monde. Elle se posait toujours sur la table à côté de moi quand j’écrivais, j’adorais ça. Elle me manque terriblement. Elle existe dans mon livre Rob Chiméric, sous le nom de La Nouille. J’écris en général sur la table. J’ai beau me faire un coin bureau, le mieux aménagé possible, je me retrouve toujours sur la table de la salle-à-manger avec mon ordinateur. Je ne sais pas pourquoi. Mon fantasme est de me retrouver enfermé pendant des semaines dans un château, en Écosse, ou dans les Carpates, ou dans une chambre avec vue sur un petit port en Normandie ou en Bretagne, avec juste mon ordinateur.

Que vous apporte l’écriture ? Reconnaissance, défouloir, bien-être ?

DC : C’est un besoin vital. Peut-être un défouloir, c’est possible. Je me sens vivant quand jécris. Plus vivant que quand je n’écris pas. C’est pour ça que quand j’ai terminé un projet, il faut que j’en commence un nouveau, tout de suite. La reconnaissance ? Oui, quelque part, je dois avouer que ça fait plaisir d’avoir des lecteurs et des avis de lecture, c’est un peu le but de la publication. J’écris pour moi, mais après je partage, et c’est quand même mieux si ça plaît.

Comment s’appellent les œuvres que vous souhaitez nous présenter ?

DC : J’ai publié trois livres depuis un an : Les aventures oniriques de Rob Chiméric, Pandémoniaque et Le miroir aux allumettes.

Pouvez-vous nous les présenter par un résumé ?

DC : Rob Chiméric est un personnage onirique qui vit des aventures extraordinaires, décalées, fantastiques, au travers de dix-sept épisodes. Parisien, habitant d’un studio à deux pas des Buttes-Chaumont, avec sa chatte noire, son crocodile domestique et sa puce savante, sa journée commence le soir quand il tente de s’endormir. Et alors là, il sort de chez lui en dévalant les escaliers, en sautant par la fenêtre ou en passant par le frigo, entre autres.

Pandémoniaque est une nouvelle fantastique-horreur, que mon lecteur-correcteur situe entre Stephen King et Evil Dead, pour les initiés. Une soirée entre amis, une farce qui tourne mal et qui vire au cauchemar, et des vérités qui surgissent des abysses de l’âme humaine, des forces maléfiques, un satyre diabolique, la mort qui rôde, ce livre aide à l’insomnie.

Le miroir aux allumettes est une pièce de théâtre dont j’ai écrit la première version en 2010. Je l’ai mise en scène et elle a été jouée en public devant plus d’un millier de spectateurs entre 2011 et 2015. C’est une satire sociale, une comédie kafkaïenne et réfléchissante, à trois personnages. Ce texte est drôle, mais il est aussi inquiétant, parce qu’un peu visionnaire sur les bords, hélas. d’ailleurs, entre 2010 et 2020, certaines choses qui paraissaient être de la science-fiction sont devenues réalité.

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

DC : L’histoire de Rob Chiméric remonte à la fin de l’année 1991. Originaire du Sud de la France, je venais d’arriver à Paris dans un petit studio de la rue de l’Équerre, tout près des Buttes-Chaumont. J’avais pris l’habitude chaque matin de retranscrire mes rêves faits dans la nuit. Certains de ces rêves se sont transformés en histoires, et mon double onirique est né. Je l’ai baptisé Rob, en mémoire de mon oncle Robert décédé à cette même période, et je l’ai nommé Chiméric, en référence aux paroles de la chanson Lettre à France de Michel Polnareff « Je vis en Chimérique ».

J’ai écrit Pandémoniaque pendant le confinement du printemps 2020. Dans un appartement lui aussi à deux pas du parc des Buttes-Chaumont, près de trente ans plus tard. Je voulais écrire une nouvelle, un peu dans l’esprit de celles de Stephen King. D’ailleurs je venais de terminer la lecture de son livre Un tour sur le bolide et je me suis inspiré, non pas de l’histoire, mais du format. Ce que l’on appelle la novella. Je suis parti d’un événement réellement vécu dans ma jeunesse pour en faire une fiction imprégnée d’horreur, de fantastique, de forces démoniaques. J’ai eu d’impressionnants moments d’effroi au cours de l’écriture, tant j’étais plongé dans l’histoire.

Pour Le miroir aux allumettes, il s’agit d’une pièce de théâtre que j’ai écrite alors que je vivais à Chartres. Je travaillais dans un petit théâtre privé et j’avais la possibilité de monter et d’y présenter mes pièces. Après un spectacle pour enfants qui fera l’objet d’un prochain livre, je me suis engagé dans l’écriture d’une pièce pour trois personnages. Je voulais écrire l’adaptation théâtrale d’un roman de Jean Teulé, mais cette adaptation existait déjà. Aussi je suis parti sur une écriture originale, avec le même début d’histoire de Jean Teulé : un poste de police, la nuit, quelqu’un arrive et l’histoire commence. Pour tout le reste, tout a filé sous ma plume comme ça, presqu’en écriture automatique. Puis c’est au gré des répétitions et des représentations que le texte a évolué. C’est l’avantage du spectacle vivant, il est vivant ! Cette année, j’ai retravaillé ce texte avant de le publier.

Quel mode d’édition ? Maison d’édition ou autoédition ?

DC : J’ai fait le choix de l’autoédition. Enfin, le choix. Je n’avais pas le choix entre l’autoédition et l’édition chez un éditeur, j’avais le choix entre ne pas être édité ou l’autoédition. Voilà mon choix. Je passe par le grand méchant loup Amazon, qui propose un service d’édition assez remarquable, Kindle Direct Publishing. Les livres sont de belle qualité et le service est efficace, de plus il ne nous dépouille pas les fonds de poche et le compte bancaire. Le plus difficile pour moi c’est la distribution et la communication. C’est un temps fou qu’il faut consacrer à cela, et je n’ai pas ce temps-là. Donc je transmets les infos sur Instagram, Facebook et Twitter, je fais un peu de pub sur Amazon, et puis voilà.

Quel est le public visé ?

DC : Je ne vise pas vraiment de public puisque j’écris pour moi. J’ai un projet de livres d’histoires pour les enfants, là je sais que le jeune public sera visé, sinon je ne vise pas. J’écris, et qui voudra lira.

Quelle est la date de sortie ?

DC : Les trois livres sont sortis, en vente sur Amazon. Rob Chiméric a été publié le 18 décembre 2019, Pandémoniaque le 14 juin 2020 et Le miroir aux allumettes le 31 octobre 2020.

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

DC : C’est important que les lecteurs parlent des livres qu’ils ont lus. Avec leurs proches et sur les réseaux sociaux. Qu’ils en pensent du bien ou du mal, peu importe, le pire c’est de ne pas en parler du tout. Sans le bouche-à-oreille, mes livres tomberont dans l’oubli. Je voudrais dire merci à ceux qui prennent le temps de le faire, et merci aussi aux chroniqueurs et aux blogueurs qui mettent en avant le travail des autres.

J’espère aussi que nous serons libérés pour 2021 et que les salons du livre pourront nous accueillir. Il y a eu tant de frustrations cette année.

ii. Si vous avez une ou plusieurs anecdotes, n’hésitez pas !

Quels sont vos projets ? Une suite, un film ou une nouvelle œuvre ?

DC : Je suis en cours de traduction de Pandémoniaque en langue anglaise en soutien de Sophia B. Swan, une traductrice professionnelle, cette fois pour viser un public de lecteurs, les anglophones. Après, ce n’est pas vraiment un projet, mais j’aimerais bien que Rob Chiméric fasse l’objet d’une BD et Pandémoniaque d’un film. Mais ça…

Avez-vous d’autres projets en cours, à venir ou à découvrir ?

DC : Mon livre d’histoires pour enfants sera certainement publié en 2021. Il faut encore les illustrer et je dois prendre en compte toutes les notes de mes petits bêta-lecteurs, qui sont extraordinaires. J’ai un projet de roman, mais pour l’instant il est dans ma tête. Et bien d’autres publications à venir.

Quel est votre genre littéraire de prédilection ?

DC : J’aime beaucoup la littérature fantastique, les grands auteurs, le théâtre, la BD, les biographies, parfois des polars, je n’ai pas vraiment de genre de prédilection.

Pouvez-vous citer un auteur qui vous inspire ?

DC : Il y en a beaucoup. Je vais dire quels auteurs m’ont inspiré pour l’écriture de mes trois livres. En ce qui concerne ma pièce de théâtre, c’est le livre Les lois de la gravité, de Jean Teulé. J’ai écrit Pandémoniaque après avoir lu la nouvelle de Stephen King, Un tour sur le bolide. Enfin, pour Les aventures oniriques de Rob Chiméric, j’ai beaucoup pensé à Boris Vian en l’écrivant.

L’interview est à présent terminée ! Je vous renouvelle ma gratitude pour votre collaboration et vous souhaite tous mes vœux de réussite dans vos projets en cours et à venir.

DC : Merci infiniment, Marion ! Vous faites partie de ceux qui mettent en avant le travail des autres, c’est fantastique. Alors, merci.

Pour aller plus loin :

Quelques liens utiles :

Les aventures oniriques de Rob Chiméric : https://www.amazon.fr/dp/1720107335

Pandémoniaque : https://www.amazon.fr/dp/B08B3B3D7S

La pièce Le miroir aux allumettes : https://www.youtube.com/watch?v=8oERbkeZO7U&t=2680s

Le miroir aux allumettes : https://www.amazon.fr/dp/B08M8DS467

Interview des acteurs lors de la pièce Le miroir aux allumettes : https://www.youtube.com/watch?v=i8U8FxhVu_E

Les chansons de mon groupe Manifest’O : https://my.zikinf.com/manifesto

Le film TITRE : https://www.youtube.com/watch?v=iYWg0NURjzM&t=4s

Pour me contacter :

Mail : cardavebor@msn.com

Facebook, Twitter ou Instagram : David Cardavebor

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