Interview de Alexandra Guerreiro

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose de découvrir l’interview de Alexandra Guerreiro qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Quel est votre parcours professionnel ? Avez-vous une formation particulière dans le domaine de la littérature ou êtes-vous autodidacte ?

Je suis paralegal en droit des marques depuis 15 ans après des études de langues en LEA anglais italien. Pendant mes études, j’ai fait la plupart de mes stages et jobs d’été pour une agence de presse spécialisée dans les magazines des collectivités territoriales. Rédaction d’articles, piges entre deux cours, interviews dans des domaines variés. J’ai toujours aimé écrire en fait et petite je rêvais d’un métier où je pourrais lire et écrire. Pour autant, on peut dire que je suis autodidacte dans l’écriture.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture ?

Dès que j’ai su lire j’ai voulu écrire des histoires ! Je ne voulais pas que le livre se termine, il fallait que j’invente une suite ou que je fasse vivre d’autres histoires aux personnages. J’ai très vite eu un attrait pour les enquêtes et les mystères. Quand j’étais adolescente je pouvais passer des heures à écrire des histoires sur un cahier. A 16 ans, j’ai même écrit un roman mettant en scène un groupe d’amis lycéens sur des feuilles A4 au stylo plume. Une centaines de feuilles quand même ! Il est parti à la poubelle depuis longtemps. Mais bizarrement je n’ai osé que très tardivement écrire un polar.

Comment avez-vous choisi votre nom d’auteur ? Pseudo ou vrai nom ?

C’est mon vrai nom 😊 enfin mon nom d’épouse pour être exacte. Je ne voyais pas l’intérêt de prendre un pseudo tout simplement.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie en général ?

Plein de choses ! Il y a trop de choses intéressantes autour de nous. Observer les gens dans le train ou dans la rue, un livre, un film… Question assez difficile en fait 😊

Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous des objets fétiches ou des lieux particuliers qui vous aident à travailler ?

J’écris quand j’ai le temps donc essentiellement le soir quand mes enfants sont couchés. En général dans mon salon avec l’ordinateur portable. Plus par commodité en fait. Et puis je n’aime pas la solitude. En restant dans le salon je suis entourée  il me faut de la musique ; le silence est un peu angoissant.

Sur la méthode en elle-même j’ai besoin d’avoir une trame détaillée et de connaitre la fin de mon intrigue. Si je sais où je dois aller, peu importe si je dévie en cours de route du moment que j’arrive là où je voulais. Ensuite je vais creuser mes personnages. Leur inventer une vraie vie, des manies, des défauts, un passé… parce que plus ils seront réels, plus je pourrai leur faire faire des actions ou leur faire dire des choses qui leur correspondront.

Ensuite j’écris dans le désordre. Quand les idées arrivent. J’assemble tout après et je pose des rustines, des raccords, je corrige un peu pour que tout soit cohérent. Je vais rester parfois un mois sans écrire puis une fois lancée, écrire vingt pages en une semaine. D’abord je jette mes phrases telles qu’elles sont dans ma tête (écrites et visualisées de nombreuses fois dans ma tête) puis je retravaille phrase par phrase, je retouche la ponctuation, change un mot… un peu comme du polissage.

Que vous apporte l’écriture ? Reconnaissance, défouloir, bien-être ?

Ça m’apaise, ça me permet de vider ma tête pour tout avoir sur le papier. C’est un besoin et un plaisir.

Comment s’appelle votre œuvre ?

L’effet Domino.

Pouvez-vous me la présenter par un résumé ?

Il s’agit d’un polar mettant en scène le groupe surdose de la brigade des stups de Paris, au 36 quai des Orfèvres.

Au tout début du roman la nuit du 1er janvier 2014, une jeune femme, Emma, se fait agresser dans la rue en partant d’une soirée. Au même moment, un dealer s’embrouille avec un de ses clients et perd sa marchandise. Nous croisons également deux policiers des stups qui revenaient d’une mission de surveillance suite au tuyau d’un indic. Ces deux policiers font partie du groupe surdose, le seul groupe qui enquête sur les morts par overdose à Paris. Depuis plus d’un mois, ils sont bloqués sur leur enquête en cours, trois jeunes morts d’une overdose de MDMA.

Le hasard va faire se croiser le groupe surdose, le dealer et Emma.

Sans trop vous en dévoiler, l’enquête sur ces overdoses va du coup être complètement relancée et on va donc se retrouver au cœur d’une enquête de stups avec filatures, écoutes, des morts…

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

L’envie d’écrire un polar mais sans mettre en scène la Crim ou une enquête sur un tueur en série. J’ai commencé mes recherches un peu en tâtonnant, j’ai écrit quelques idées. Puis en parlant avec un ami qui est policier il me sort à un moment que la trame que j’avais pouvait parfaitement coller avec une enquête des stups. C’est parti de là.

Quel mode d’édition ? Maison d’édition ou autoédition ?

Autoédition chez Librinova. J’ai tenté l’édition bien sûr mais mon manuscrit a été refusé partout. Une des ME m’a quand même dit « votre livre est bien mais on ne peut pas le publier. Testez-le en autoédition et on reparlera. » C’est comme ça que ça a commencé.

Quel est le public visé ?

Amateur de polar. Après, ça parle de stups, d’overdoses, d’enquête au long cours et de trafics. Si le lecteur recherche du gore, du serial killer et des effusions de sang, il sera sûrement déçu !

Quelle est la date de sortie ?

Il est sorti en octobre 2018 et est disponible en broché et ebook.

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

Ne pas dévaloriser l’autoédition.

En tant qu’auteur il ne faut pas le vivre comme un échec parce que son manuscrit a été refusé et qu’on y vient par dépit. De plus en plus d’auteurs se lancent directement en autoédition. C’est beaucoup de travail mais on est mettre de son livre.

Et en tant que lecteur aussi. Pour les mêmes raisons. Il y a de très bons livres autoédités et ce n’est pas forcément synonyme de mauvais manuscrit refusé par une maison d’édition classique.

Si vous avez une ou plusieurs anecdotes, n’hésitez pas !

Sur l’écriture de mon livre j’en ai vraiment beaucoup ! À commencer par le fait que pour l’écrire j’ai eu la chance de rencontrer les policiers de la brigade des stups et du groupe surdose 😊 J’ai pu visiter le 36 et leurs bureaux. Je suis montée dans un soum, bon OK à peine cinq minutes mais quand même ! Aussi, un jour où je venais les rencontrer, je me trouvais dans la cour à la fin de mon rendez-vous et au moment où j’allais sortir par l’autre sortie (Quai de l’Horloge) je me retrouve à côté du camion de la BRI ouvert avec les policiers cagoulés en train de vérifier leur matériel, avec un espèce de monte-charge de fortune qui descendait d’une des fenêtres. Forcément j’ai tordu le cou pour regarder à l’intérieur  et lorsque je suis sortie, je me retrouve face à un binôme de policiers qui accompagnaient un type menotté, portant une caisse remplie d’armes. Et là je me suis dit « waouh je suis vraiment au 36 ! »

Après à chaque rencontre que j’ai pu avoir, j’avais droit à des anecdotes, des conseils ; c’était chouette !

Quels sont vos projets futurs ? Une suite, un film ou une nouvelle œuvre ?

Je travaille à la suite de L’effet Domino. Par rapport au « fil rouge » que je suis dans mon intrigue, la logique voudrait qu’il y en ait trois sur le groupe Surdose. Et après je ne sais pas. Si je mets déjà 3 ans pour écrire chaque livre je n’arrive pas à me projeter si loin dans l’écriture 😊 Je continuerai dans le polar c’est sûr. Mais pas le tueur en série ou la crim. Ça a déjà été tellement traité par les autres auteurs. Je ne pourrai sûrement rien apporter de nouveau ou d’original. Peut-être des brigades ou services moins connus…

Je suis en train de préparer la publication en ebook d’une nouvelle mettant en scène une brigade de recherches de gendarmerie. Ça devrait arriver pour début décembre.

Avez-vous d’autres projets en cours, à venir ou à découvrir ?

J’ai une toute petite nouvelle qui est également disponible en ebook uniquement : Tel est pris… L’an dernier j’avais participé au prix Zadig de la nouvelle policière et j’avais échoué aux portes des quarts de final. Pour ceux qui veulent un aperçu du travail du groupe surdose, il s’agit d’une audition, un petit huis clos entre un enquêteur et un suspect.

Sans parler de projets à proprement parler, depuis avril j’ai rejoint le Collectif Polar et je propose régulièrement des chroniques sur le blog.

Etant autoéditée, je trouve que c’est important entre « nous » de se soutenir et aider les auteurs à se faire connaitre. Encore plus en ce moment. Depuis un an je fais partie du jury des étoiles Librinova. Ce ne sont que des livres auto édités et je peux vous dire que j’ai découvert des sacrées pépites. A mon petit niveau j’essaye de leur faire autant de pub que possible.

Je suis aussi membre du comité de lecture pour la maison d’édition des Nouveaux Auteurs depuis 2015. C’est un projet passionnant ; on lit des livres parfois incroyables et c’est toujours chouette de voir un jour dans les rayons un livre qu’on a évalué.

Quel est votre genre littéraire de prédilection ?

Le polar ! Ça représente 90% de mes lectures. J’aime l’enquête, le mystère, avec ou sans tueur en série du moment que c’est bien écrit et crédible. J’aime lire de tout, plutôt de la fiction, je suis assez ouverte. En gros, je n’aime pas la science-fiction, l’héroi-fantaisy et la romance.

Pouvez-vous citer un auteur qui vous inspire ?

Il y en a tellement ! Chaque livre que je lis m’inspire. Je n’ai pas un auteur fétiche en particulier.

Un très grand merci à Alexandra pour sa gentillesse et sa participation à mon projet d’interview.

Je lui souhaite une très belle réussite dans ses projets en cours et à venir.

#Interview

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