Interview de Rita Michaux

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous présente l’interview de Rita Michaux qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Quel est votre parcours professionnel ? Avez-vous une formation particulière dans le domaine de la littérature ou êtes-vous autodidacte ?

D’un point de vue littéraire, je ne peux que mentionner ma scolarité. J’ai passé onze ans dans une pension hors contrat tenue par des religieuses, dont le rêve était de refourguer leurs élèves à hypokhâgne. Ensuite, ce fut la débandade. J’ai fait absolument n’importe quoi de ma vie.

Mais, cela a commencé dès mes premières années de pension. J’étais le cancre de la pension et j’en étais fière. Ce ne fut qu’au lycée que je me suis découvert une facilité – et non une passion – pour la littérature. Et pour me jeter des fleurs, j’ai quand même obtenu un 12/20 en littérature au Bac alors que j’avais commis un énorme hors-sujet, pour la simple et bonne raison que je n’avais absolument pas lu l’œuvre (le Guépard de Giuseppe Tomasi de Lampedusa).

Plus sérieusement, ce qui m’a sauvée, c’est que j’étais un rat de bibliothèque, puisque je n’avais que les livres pour m’extirper de ma triste enfance.

Une fois « grande », je suis devenue commerciale. Ouais, c’est ça, arnaqueuse en quelque sorte. Et je le suis encore, par défaut.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture ?

Disons que mon enfance n’a pas été des plus heureuses, et m’inventer des histoires à dormir debout (c’était vraiment le cas de le dire !) était ma seule échappatoire, avec la lecture excessive et ininterrompue. En pension, je passais mes cours et mes heures d’études et de colle à écrire des histoires que mes camarades lisaient en cachette.

Puis, j’ai cessé d’écrire quand j’ai commencé ma vie d’adulte. Boulot, ménage, enfant, dodo. Tout le monde subit cette routine.

Comment avez-vous choisi votre nom d’auteur ? Pseudo ou vrai nom ?

C’est mon vrai nom.

Si un jour, je suis obligée d’écrire des histoires de Q pour gagner ma croûte, je prendrais alors un pseudo. Je n’assumerais pas vraiment d’être l’auteur de romances pathétiques dont la plupart rêve de vivre…

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie en général ?

Tout ce que je ne pourrais jamais réaliser, et donc ce qui demeure du domaine du fantasme. Les meurtres, par exemple. L’anthropophagie. La vengeance. Mais tout va bien dans ma tête, hein ! 😉

Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous des objets fétiches ou des lieux particuliers qui vous aident à travailler ?

J’écris beaucoup la nuit. J’ai régulièrement des insomnies, ce qui me permet d’allonger mes « journées ». A part ça, je suis la courbe de mes humeurs, et comme je suis une femme, ben c’est pas mal la merde…

Ah si, il me faut toujours un verre d’alcool. Vin, bière, Tequila… autrement, l’inspiration et les mots me boudent.

Que vous apporte l’écriture ? Reconnaissance, défouloir, bien-être ?

Rien de tout cela. J’écris pour moi. Si c’était pour les autres, je ne m’en sortirais pas. Cela me permet de passer le temps et de vivre à travers mes écrits des histoires que je ne vivrai jamais. Enfin, je l’espère…

Comment s’appelle votre œuvre ?

Mon premier roman s’intitule « J’ai loupé la marche et me suis cassé la gueule. » Et celui-là, je l’avoue, je l’ai écrit complètement bourrée.

Mon deuxième roman est un thriller psychologique, et se nomme « Le Domaine Blanc. » Lui, je l’ai écrit partiellement bourrée.

Pouvez-vous me la présenter par un résumé ?

Je vais me concentrer sur le « Domaine Blanc », dont la sortie est prévue pour courant Novembre.

Résumé :

Sous ses airs de bourgade paisible, Sillier est un amas de vices : jalousie, suspicion, médisance, en passant par l’hypocrisie.

Quinze ans après son départ pour la capitale, le jeune enquêteur Jean-Baptiste Beverreau revient dans son village natal pour rénover la longère familiale. Il rencontre sa voisine qui s’avère être une amie d’enfance, Lucie Villart.

Un jeu d’enfant, qui a viré accidentellement au cauchemar, empêche la jeune femme de se remémorer les années précédant la tragédie.

En voulant aider son amie à retrouver ses souvenirs perdus, Jean-Baptiste déterrera un fantôme du passé obsédé par Lucie, provoquant une série de meurtres inexplicables.

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

Curieusement, je vais répondre que c’est mon quotidien qui m’a inspiré cette œuvre. Et un petit bout de mon enfance.

Le village de Sillier est l’anagramme de mon village d’enfance au cœur de la Normandie. J’aurais pu choisir ma petite ville actuelle, qui se serait tout aussi bien prêtée à l’histoire.

J’évoque le voisinage, qui malgré tout a toujours un rôle sous-jacent dans la vie d’un habitant. Dans «Le Domaine Blanc », on y retrouve mes voisins d’enfance, qui n’ont pas levé le petit doigt alors qu’ils savaient pertinemment ce qui se passait derrière les murs de la maison de mes parents, et qui, des années plus tard, m’ont présenté leurs excuses et leur remords de ne s’être pas interposés entre les crises psychotiques et publiques de ma mère et moi.

J’évoque également ce voisinage peu conciliant qui se complaît à inventer des défauts aux autres habitants. Du moment que vous ne leur racontez rien sur vous, qu’en plus de cela, vous êtes une femme vivant seule, forcément, il y a quelque chose qui cloche chez vous.

Quel mode d’édition ? Maison d’édition ou autoédition ?

Auto-édition. Je n’ai aucun compte à rendre à qui que ce soit. Le pied.

Quel est le public visé ?

Concernant « Le Domaine Blanc », j’ai envie de dire que n’importe qui pourrait le lire. Cependant, il s’agit tout de même de meurtres et de psychoses. Donc, je ne pense pas que ce soit adapté pour des adolescents. Mais bon, je suis de la vieille école, et il semblerait que les enfants de notre siècle évoluent plus vite qu’on ne le voudrait.

Quelle est la date de sortie ?

« Le Domaine Blanc » devrait sortir courant Novembre. Mais niveau corrections, il y a encore du travail. Je passe par une professionnelle pour cela. Quoiqu’il en soit, le roman sera sorti décembre 2020 grand maximum.

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

Si vous êtes lecteur, lisez des auto-édités. Les maisons d’éditions ne veulent rien dire et n’apporte pas forcément un plus.

Si vous êtes auteur, Suivez votre inspiration et faites un tant soit peu confiance à votre écriture et votre imagination. Votre histoire est unique, et bien sûr qu’il y aura toujours quelqu’un pour mieux faire que vous. Et celui-là, balancez-le dans vos oubliettes. Tranchez-lui les doigts pour lui éviter d’écrire de la merde. Et coupez-lui la langue, qu’il cesse de vociférer des conneries à votre encontre. Puis, bouffez-le. Cuisson saignante. C’est ainsi que l’on mange en France.

Si vous avez une ou plusieurs anecdotes, n’hésitez pas !

Pas vraiment une anecdote, plutôt une menace. A mon amie d’enfance. A qui j’avais demandé de jeter le manuscrit de mon tout premier roman. J’avais 13 ans, tout au plus. Donc, oui, c’était de la merde. Et cette blonde l’a gardé pour ensuite se le faire confisquer par ses parents qui l’ont refilé aux miens. Mon premier échec en tant qu’auteur. Attends-toi à ce qu’un jour, je te fasse avaler ta chevelure de Raiponce et je te souhaite qu’elle te ressorte par où je pense et que ça te fera une queue de cheval que tu te trimbaleras à vie sur le derrière.

En parlant de ça, je n’ai pas renoncé à l’idée de te faire déguster un steak de cheval à ton insu.

Sinon, je t’aime @ponetteblonde !

Quels sont vos projets futurs ? Une suite, un film ou une nouvelle œuvre ?

Comme tout auteur qui se respecte, j’ai plusieurs projets en court.

– La suite du « Domaine Blanc », qui ne sera pas vraiment la suite du roman, mais qui reprendra certains personnages dans un contexte totalement différent.

– Une dystopie, qui aura pour sujet les conséquences du féminisme.

– Et achever l’écriture d’un roman historique commencé il y a plus de dix ans. Une romance sombre qui se passe au Cambodge, pendant le protectorat français.

Avez-vous d’autres projets en cours, à venir ou à découvrir ?

Pour l’instant, le seul projet qui m’obsède, est celui d’apprendre à mon fils de sept ans à différencier « Son et sont, tu es, il est, il joue et ils jouent. » Parce que, bordel, j’ai une réputation à tenir !

Quel est votre genre littéraire de prédilection ?

Encore une fois, je lis selon mes humeurs. Je peux lire de la prose poétique tout comme un thriller ou encore un de ce qu’on nomme vulgairement « Feel good ».

Pouvez-vous citer un auteur qui vous inspire ?

Dantes. La Divine Comédie est mon livre de chevet.

Toutefois, j’adule la littérature russe. Origine, quand tu nous tiens…

L’interview est à présent terminée. Je remercie infiniment Rita pour sa gentillesse et sa participation à mon projet d’interview.

Je lui souhaite une très belle réussite dans ses projets en cours et à venir.

#Interview

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