Interview de Typhanie Moiny

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose l’interview de Typhanie Moiny qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Quel est votre parcours professionnel ? Avez-vous une formation particulière dans le domaine de la littérature ou êtes-vous autodidacte ?

Dans mes bagages, je transporte trois années à avoir étudié la littérature anglaise en LLCE, et j’en garde un très bon souvenir. C’est la dissection de tous ces textes qui fait que je ne suis plus capable de lire un livre ou regarder un film sans réfléchir aux différents ponts, et images récurrentes dans le scénario. Après quelques mois dans la presse écrite, j’ai sauté dans l’entrepreneuriat en devenant photographe professionnelle à mon compte. Métier que j’ai exercé avec passion pendant 10 ans. Au lieu d’écrire des histoires, je capturais celles des autres.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture ?

À me pousser dans l’écriture, c’est difficile à expliquer. Cela remonte à l’enfance : un premier journal intime, un second, des chansons, des poèmes, des textes courts. Un besoin de créer et d’inventer sans doute. Je me souviens de ma bibliothèque également, remplie à ras bord. Je collais une vignette “lu” sur chaque livre que je dévorais.

Comment avez-vous choisi votre nom d’auteur ? Pseudo ou vrai nom ?

J’ai eu un nom de plume pendant quelque temps, lorsque j’écrivais mon roman en “cachette”. J’ai ressenti ce besoin de me préserver, de me protéger sous le nom de Charlie Dolan. Puis est arrivé le moment de créer les comptes sur les réseaux, de partager mon expérience et d’informer la communauté que je me lançais dans l’aventure. Et là, mon vrai nom est revenu comme une évidence. Je manque de confiance en moi, et pour le coup, j’ai eu envie de me mettre un coup de pied aux fesses, de me pousser à assumer mes écrits et mon rêve de devenir auteure.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie en général ?

Comme en photographie, la météo et ses caprices, les changements de saison et les paysages, sont de grandes sources d’inspiration. J’observe également beaucoup la complexité des relations humaines, et j’en fais toujours le thème principal du roman.

Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous des objets fétiches ou des lieux particuliers qui vous aident à travailler ?

Je n’ai plus de méthode de travail. Je suis concentrée sur la promotion et la création de la micro-entreprise depuis plusieurs mois. Mais je ne serai pas arrivée au bout de mon premier roman sans méthode. Ce n’était pas vraiment UNE méthode, mais j’ai essayé plusieurs choses, plusieurs rythmes, et tous les essais m’ont emmené au bout. J’ai tenté le miracle morning (se lever tôt pour écrire une heure avant le début de ma journée habituelle). Cétait réjouissant de coucher 1000 mots sur l’écran avant même le petit déjeuner. Et je me suis également beaucoup aidée des “rushs” organisés par les Typoteurs (des sessions d’écriture régulières, plusieurs auteurs en même temps pour se motiver). Pas d’objet fétiche, mais des litres et des litres de tisane, et la table du salon comme bureau principalement.

Que vous apporte l’écriture ? Reconnaissance, défouloir, bien-être ?

Elle assouvit mon besoin de créer, et comble mon égo qui souhaite montrer de quoi il est capable. Mais surtout, l’écriture du premier roman m’a aidée à guérir bien des blessures et à me sentir plus forte.

Comment s’appelle votre œuvre ?

“Là où l’herbe est plus verte”, le roman s’appelait “Terre Happy” pendant l’écriture.

Pouvez-vous me la présenter par un résumé ?

C’est une histoire de départ, de fuite. C’est l’histoire de la reconstruction d’une femme, et l’histoire d’un pays qui me tient à coeur. Je vous partage le résumé de la quatrième de couverture:

« Il me faut partir. C’est la seule certitude à laquelle je m’accroche. Cet instinct de survie a grandi à l’abri des regards et me pousse hors de ces murs. »
Coline fuit. Elle fuit les crises d’angoisses et les remarques blessantes. Et si elle le pouvait, elle fuirait également son ventre vide qui n’est pas capable de faire d’elle une mère.
Alors, quand Ashling, une jeune irlandaise, lui offre un nouveau départ, elle d’ordinaire peureuse et casanière, ne peut qu’accepter. Il est grand temps d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.
Mais lorsque les blessures traversent les frontières, et que le passé s’invite dans ses valises, il n’y a pas que la météo qui risque de se gâter.

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

Tout est parti d’une crise d’angoisse, la mienne, qui est devenue celle de Coline. J’ai eu besoin d’écrire sur cet épisode que je vivais à répétition sans trop comprendre pourquoi, mais je ne voulais pas décrire la mienne, j’ai inventé le personnage de cette femme blessée, puis je ne pouvais pas la laisser comme cela. Je lui ai créé un passé, mais surtout un avenir plein d’espoir et le roman était lancé. Je voulais absolument intégrer l’Irlande à la reconstruction de Coline. J’y ai vécu 3 ans en tout, cette île fait partie de moi.

Quel mode d’édition ? Maison d’édition ou autoédition ?

Auto-édition avec, encore et toujours, ce besoin de prouver que j’en étais capable. Je devais d’abord me le prouver à moi-même et apprendre à me faire confiance, avant de me sentir légitime pour, peut-être un jour, contacter les maisons d’édition.

Quel est le public visé ?

Pour certains lecteurs, les émotions sont intenses: “on a mal avec Coline”, et d’autres le lisent le sourire aux lèvres, mais dans tous les cas, c’est un roman adulte. Les femmes s’y retrouveront forcément, mais pas que !

Quelle est la date de sortie ?

À l’heure actuelle, il l’est déjà. L’e-book est sorti le 1er septembre, et la version papier, officiellement le 18 septembre, mais avec déjà une centaine de précommandes d’enregistrée

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

J’invite chaque lecteur qui aurait envie de faire plus ample connaissance ou de parler de Coline à me contacter. Je répondrai avec plaisir. Et je tenais à remercier la communauté des auteurs qui est un vrai soutien. Merci également aux premiers lecteurs dont les retours me mettent les larmes aux yeux.

Quels sont vos projets futurs ? Une suite, un film ou une nouvelle œuvre ?

J’ai commencé l’écriture d’un nouveau roman, mais il est en pause actuellement pour m’occuper de la promotion de “Là où l’herbe est plus verte”. Cela demande beaucoup d’énergie en auto-édition.
Je travaille également sur un recueil de nouvelles qui devrait sortir avant Noël.

Avez-vous d’autres projets en cours, à venir ou à découvrir ?

Je fais partie du collectif des auteurs masqués, un regroupement d’auteurs qui écrit pour la bonne cause. Nous avions sorti le recueil de nouvelles “Histoires de confinés” au profit de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, et nous venons de sortir à la mi-septembre “Histoires de tolérance” au profit de l’association Hugo (qui lutte contre le harcèlement scolaire). Nous avons écrit pour la bonne cause et je vous invite à nous lire pour la bonne cause. 🙂

Quel est votre genre littéraire de prédilection ?

Les tranches de vies, un mélange de drame et de feel-good.

Pouvez-vous citer un auteur qui vous inspire ?

Je découvre seulement les nouveaux auteurs Français (comme Grimaldi ou Valognes), ces derniers années, je lisais principalement des livres en version original en anglaise, avec des auteurs comme Cecelia Ahern et Jenny Colgan. Mais mon chouchou est un français: Gilles Legardinier.

Un très grand merci à Tiphanie pour sa gentillesse, je lui souhaite une très belle réussite dans ses projets en cours et à venir.

#Interview

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