Rencontre avec Miana Bayani

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose l’interview de Miana Bayani qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Quel est votre parcours professionnel ? Avez-vous une formation particulière dans le domaine de la littérature ou êtes-vous autodidacte ?

Je viens tout juste de terminer mes études de droit international et je travaille actuellement dans une ONG.

Je n’ai aucune formation en littérature ou écriture ; j’ai appris toute seule, à force d’écrire et de recueillir des avis sur mes travaux.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture ?

Mes proches, en grande partie.

J’écris depuis l’âge de 13 ans et mes copines de collège ont été mes premières lectrices qui voulaient toujours lire la suite de ce que je pouvais écrire.

J’ai pris goût à la narration et j’ai cultivé ce désir de raconter des histoires, qui ne m’a plus lâchée.

Comment avez-vous choisi votre nom d’auteur ? Pseudo ou vrai nom ?

J’ai commencé à écrire sous mon vrai nom, avant de prendre un nom de plume ; « Miana » est l’anagramme de mon prénom et « Bayani », formé à partir de mon nom de famille.

Un nom de plume créé à partir de mon vrai nom et j’aime cette idée.

Ma famille m’a aidée à le trouver et j’en garde un bon souvenir de différents essais et de rigolades.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie en général ?

Les rencontres que j’ai la chance de faire.

Je crois que chaque personne dans le monde a quelque chose à m’apprendre et ces personnes que la vie met sur mon chemin sont une grande source d’inspiration. Chaque rencontre me façonne et m’enrichit ; et parfois, j’ai envie de raconter leur histoire.

Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous des objets fétiches ou des lieux particuliers qui vous aident à travailler ?

Je peux avoir une routine d’écriture différente pour chaque œuvre.

En ce moment, j’écris surtout le matin entre 7h et 9h, avant ma journée de télétravail.

Je n’ai pas de rituel particulier, je m’adapte à l’endroit dans lequel je me trouve mais j’ai besoin de calme et de ne pas être dérangée.

J’aime bien écrire avec mes écouteurs dans les oreilles, sans musique, seulement pour me couper du monde.

J’ai aussi tendance à parler toute seule et à jouer les dialogues avant de les écrire.

Comment s’appelle votre œuvre ?

Sur ma route.

Un nom qui a été difficile à porter grâce à une certaine chanson ! 🙂

Pouvez-vous me la présenter par un résumé ?

Sur le quai de la gare, Aliona, 17 ans, s’apprête à commettre la plus grosse bêtise de sa vie – ou l’acte le plus courageux, elle ne sait pas encore.

Seule, en colère contre son père, elle rate son train.

Quand Kol, 19 ans, à peine rencontré, lui propose de l’emmener en voiture, elle ne peut qu’accepter.

Ce périple va leur faire découvrir leurs limites, leurs besoins et surtout le chemin qui les mènera à leur vie d’adultes.

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

J’ai écrit ce roman dans le cadre d’un concours, dont le thème était une citation de Jules Renard : « Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l’est pas ».

J’ai voulu écrire une histoire sur le courage qu’on découvre en nous-même quand on prend des décisions qui nous étonnent, quand on se surpasse, quand on affronte ses peurs et qu’on les apprivoise.

Ce courage de la vie de tous les jours, qui est si souvent minimisé, voire dénigré, alors qu’il est essentiel et que nous le possédons toutes et tous.

Le concours a été annulé mais j’en ressors avec un roman de plus, un road-trip qui m’a mis des étoiles dans les yeux et de belles leçons de vie à partager autour de moi.

Quel mode d’édition avez-vous choisi ?

J’ai autoédité ce roman après l’avoir publié sur Wattpad.

Sur ma route est mon troisième roman ; les deux premiers ont été autoédités et pour ce troisième, je cherchais à lui faire vivre une nouvelle aventure ; je me suis tournée vers Wattpad, où je publiais un chapitre par semaine (j’avais donc déjà écrit le livre entier).

J’ai beaucoup aimé la proximité avec mes lecteur.rice.s que permet la plateforme.

Ensuite, je l’ai corrigé et autoédité avec mes autres romans.

Quel est le public visé ?

Le public visé est plutôt jeune : adolescents et jeunes adultes, mais des adultes moins jeunes l’ont lu et ont également apprécié 🙂

Quelle est sa date de sortie ?

Sur ma route est actuellement disponible en version numérique sur Amazon.

Je travaillerai prochainement sur la version papier.

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

Je reprendrais les mots de Jules Renard pour dire que le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l’est pas.

Nous sommes plus fort.e que nous le croyons.

Nous sommes courageux.se tous les jours et ça a son importance 🙂

Quels sont vos projets futurs ?

J’ai participé à plusieurs concours de nouvelles et j’ai beaucoup aimé cet exercice ; je réfléchis à un recueil de nouvelles que je pourrais écrire.

J’aimerais aussi m’essayer à l’univers dystopique avec une petite idée qui germe dans mon esprit depuis un moment déjà.

Que vous apporte l’écriture ?

Une voix, une possibilité de m’exprimer et une chance de partager ma vision du monde.

J’aime penser que mes écrits peuvent avoir une influence positive sur les personnes qui me lisent et leur apporter quelque chose.

Si un.e seul.e lecteur.rice me dit qu’un de mes romans lui a été bénéfique, je m’estime gagnante.

Avez-vous une ou plusieurs anecdotes à nous partager ?

J’ai parfois du mal à trouver des prénoms pour mes personnages.

Les principaux, pas de souci, mais les secondaires… alors, je mets ma famille à contribution !

Je demande des idées à droite et à gauche.

Pour Sur ma route, ma petite sœur qui avait alors 10 ans m’a bien aidée en me faisant une liste très complète d’idées de prénoms et de noms ; j’ai pioché dedans pour tous mes personnages secondaires.

Elle en était très fière et moi, j’aime cette influence que peut avoir ma famille sur ce que j’écris, comme si en fin de compte, on menait ce projet ensemble.

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Je travaille actuellement sur mon quatrième roman, destiné lui aussi à un public ado/jeunes adultes.

C’est l’histoire d’une jeune femme musulmane qui entre à la fac et qui doit faire face à toutes sortes de discriminations.

Ce sera mon roman le plus engagé et j’aime beaucoup utiliser ma plume pour dénoncer des injustices.

D’autres œuvres à découvrir ou à venir ?

Deux autres romans déjà publiés : Quatre Années, qui raconte l’histoire d’un jeune soldat pendant la Première Guerre mondiale et Evaron, une histoire de rencontre, d’amour et de guérison.

Un très grand merci à l’auteure pour sa gentillesse et sa participation à mon projet d’interview.

Je lui souhaite une très belle réussite dans ses projets en cours et à venir.

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