Interview de Isaac de Mont

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose l’interview de Isaac de Mont qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Quel est votre parcours professionnel ? Avez-vous une formation particulière dans le domaine de la littérature ou êtes-vous autodidacte ?

J’ai obtenu un bac littéraire, et entamé trois parcours universitaires, un en lettres modernes. Mais je suis majoritairement autodidacte. Aujourd’hui, je suis conseiller funéraire pour une agence de pompes funèbres française. La moindre minute de mon temps libre est consacrée à l’écriture.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’écriture ?

J’écris, parce que c’est ce que j’ai toujours aimé faire, enfant : j’écrivais déjà des histoires. En revanche, me lancer officiellement en autoédition dans un premier temps s’est imposé comme une évidence, car je me sentais vieillir, sans jamais obtenir satisfaction. Mes proches ont joué un rôle prépondérant, surtout mon compagnon.

Comment avez-vous choisi votre nom d’auteur ? Pseudo ou vrai nom ?

Isaac de Mont est un pseudonyme, très similaire à mon vrai prénom et nom de famille. Je l’ai choisi, car il a une connotation biblique, hébraïque (comme mon véritable prénom d’ailleurs), et surtout : il sonne très dix-neuvième siècle, mon époque de prédilection.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie en général ?

Je suis très sensible à la vie et à mon expérience personnelle, car j’ai eu une vie très mouvementée et riche jusqu’ici, malgré ma jeunesse. Également, je trouve de l’inspiration dans les textes fondateurs et anciens, et la littérature classique… Mais aussi énormément de cinéma, musique et même jeux vidéo. Je lis très peu d’auteurs actuels, la plupart de mes écrivains préférés sont morts depuis longtemps.

Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous des objets fétiches ou des lieux particuliers qui vous aident à travailler ?

Peut-on véritablement parler de travail dans mon cas ? J’écris presque tous les jours, qu’il s’agisse de quelques vers ou texte sur mon ordinateur et sur un calepin, lorsque je suis en voyage, en train notamment. Quand c’est possible, je m’efforce d’être seul.

Comment s’appelle votre œuvre ?

Mon nouveau recueil poétique s’appelle l’Enclume du Monde.

Pouvez-vous me la présenter par un résumé ?

Il s’agit d’un recueil de poésie moderne et contemporaine, aux formes variées, parfois classiques, mais surtout libres.

Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre, histoire, personnage ?

J’ai retranscrit les poèmes et maximes que j’ai pu écrire lors de mes voyages en train : je vis en région parisienne, et j’ai l’habitude des transports en commun. L’immense majorité de mes inspirations sont mes amis, mes propres émotions et sentiments, la nature, la magie, ainsi que l’absurdité de la vie. Il y a un certain côté nihiliste dans ces mots, surtout le syndrome de l’imposteur qui ressort, avec une perpétuelle remise en question de ma personne. On peut dire qu’il s’agit d’un texte particulièrement intime, qui est dans la lignée de mes idoles poétiques. Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Oscar Wilde, Arthur Rimbaud, Théophile Gautier… La liste est longue.

Quel mode d’édition ? Maison d’édition ou autoédition ?

Pour mes deux premiers livres, j’ai décidé de m’autoéditer, afin de jouir d’une liberté totale. L’argent récolté à chaque achat sera versé à une association destinée à protéger les animaux. Je ne sais pas si j’aurais pu mettre en place une telle initiative avec une maison d’édition classique, bien qu’il s’agisse de mon objectif.

Quel est le public visé ?

Certains thèmes ne sont pas destinés à un jeune public : substances illicites, violence… Je dirais qu’il peut être lu par des adolescents, et à tout âge, pourvu qu’on aime la poésie et mon style.

Quelle est sa date de sortie ?

L’enclume du monde est disponible depuis le 28 mai, sur Amazon. C’est un livre numérique, qui peut être lu sur liseuses, ordinateurs et téléphones.

Avez-vous un message à faire passer ? Général ou personnel.

Comme tout auteur qui ne s’est pas encore vu consacré par une maison d’édition, je cherche une maison qui soit intéressée par mon imaginaire bizarre. Je crois pouvoir apporter quelque chose à la grande famille littéraire. J’ai confiance en cette compétence d’écriture, que je m’efforce de développer, mais que je questionne perpétuellement.

Quels sont vos projets futurs ? Une suite, un film ou une nouvelle œuvre ?

La mise en ligne de mon site officiel au mois d’août, et l’envoi de mon manuscrit Ex Libris auprès de plusieurs maisons d’édition orientées vers l’horrifique et l’étrange, pour juin. Il s’agit d’un roman gothique, suivant le parcours d’une lectrice obsédée et tourmentée, qui se déroule partiellement à Austin et à Paris, au dix-neuvième siècle. C’est mon interprétation toute personnelle de la maison hantée de Disneyland Paris. Je ne suis pas fermé à l’idée de voir mes textes sous d’autres formats ! Ce serait un honneur. Une suite à L’Enclume du Monde pourrait être envisageable, car je compose pas mal de poèmes. Mais ce serait simplement un recueil à dissocier de celui-ci. J’ai plus de trente manuscrits au chaud, et ce serait dommage de les laisser prendre la poussière…

Que vous apporte l’écriture ? Reconnaissance, défouloir, bien-être ?

Un peu des trois, mais surtout du bien-être. Paradoxalement, le bonheur en lui-même ne m’inspire pas, et mes histoires finissent très souvent mal. On se sent magicien, de pouvoir jouer avec la puissance des mots. J’espère être doué, dans ce que je fais, car je ne m’arrêterai pas.

Si vous avez une ou plusieurs anecdotes, n’hésitez pas !

Très jeune adulte, je me suis mis à écrire une saga de sept livres, sur une dystopie souterraine d’un genre steampunk. L’idée était de proposer une évolution inversée, chaque livre correspondait à un siècle à reculons : le vingtième pour le premier livre, le dix-neuvième pour le second… Il s’agit d’une autobiographie fictionnelle, où je me suis transposé en leadeur d’une résistance. Tous mes proches y jouent un rôle très symbolique : horloger, ballerine, officier. C’est un peu ma manière de nous immortaliser, dans une fable qui rassemble mes grands rêves d’adolescent. On sent mon amour pour les industries Marvel et DC Comics, le jeu vidéo Bioshock, Tolkien, Hayao Miyazaki, Ghost in the shell, pour ne citer que ces inspirations. Un jour, j’ai donné les fichiers Word sur une clé USB à Peter Jackson, lors d’une première d’un de ses films à Paris. Il l’a pris, mais… Il ne l’a probablement pas lue, bien évidemment.

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Outre ce que j’ai déjà expliqué sur l’envoi du manuscrit Ex Libris et le site, j’essaie d’achever un livre appelé Les corbeaux voient-ils dans le noir ? un policier, aux personnages animaux anthropomorphes. Le héros, Enguerrand est un corbeau, détective alcoolique, aidé de son associée, une biche élégante, karatéka de surcroît. Le tout se passe dans une dystopie futuriste, à Istanbul (rebaptisé Istapolis) en Turquie. L’eau manque, il s’agit de la nouvelle monnaie. J’espère pouvoir recevoir un bon accueil, pour ce roman l’année prochaine, car j’y suis très attaché.

D’autres œuvres à découvrir ou à venir ?

Mon premier recueil de nouvelles, mes Nouvelles fantasmagoriques sont disponibles sur Amazon, et ont été publiées le 28 mars de cette année. Ce sont sept histoires abstraites, dans une trame fantastique et science-fiction. Mon amie et illustratrice Gabrielle Baumier et moi-même réfléchissons depuis plusieurs années à proposer un style d’écrit différent. Mon texte serait mis en images par ses soins. Le nom du projet est Hallstatt : il s’agirait d’une histoire de type dark fantasy, du fantastique médiéval. Il suivrait les traces de plusieurs personnages, évoluant dans un monde de conflits, où les humains ont été terrassés par des amazones. Seuls demeurent des mages, reclus dans les bois. J’ai rarement été aussi inspiré par un projet à venir… Malheureusement, il nécessitera plusieurs années de travail. Dans le même style, je pourrais évoquer Tellus Mater, un roman de science-fiction, qui se déroulera dans l’espace. Les amateurs du jeu vidéo Mass Effect pourraient y trouver leur compte.

Encore merci à Isaac pour sa participation à mon projet d’interview.

Je lui souhaite une très belle réussite dans ses projets en cours et à venir.

#Interview

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